Découverte du Golfe du Morbihan

Belle Plaisance à Arradon, propose des balades  à bord du « Fal ben », réplique d’un borneur du golfe. Navigations où tout le monde participe aux manoeuvres.

 

Dans les années 1870-1900, le borneur du golfe FAL BEN  assurait le transport des petites marchandises et des personnes de cale en cale, depuis les ports de Vannes, de l’Île-aux-Moines ou d’Arz. « Son faible tirant d’eau lui permettait d’accoster partout », raconte Nicolas Bourdy le capitaine , « « mauvaise tête » en breton », traduit-il. Une réplique de borneur, aussi appelé misainier à tape-cul ou chaloupe de l’Île d’Arz, et sur lequel il propose des balades en mer. Depuis la cale de Pen er Men à Arradon, Nicolas embarque jusqu’à six personnes. Pas de simples passagers, non, mais un véritable équipage. « Ce bateau est participatif », insiste le marin. Et de fait, à bord, chacun son poste.

« Hissez la misaine ! »

Lundi, Sylvain s’est donc installé à la barre. Richard, lui, a été désigné vigie. Et, au « Hissez la misaine ! », ordonné par Nicolas, c’est tout le monde qui a mis la main à la toile. Par vent de force 4, une seule voile sur les trois que compte le borneur a été élevée. « C’est un bateau très bas sur l’eau, ce qui fait son charme en navigation. Mais, de fait, il n’est pas défendu pour le gros temps et les vagues ». Autrement dit, le « Fal ben », ne sort pas du golfe. « Vigie, c’est clair devant ? ». Richard prend soudain toute la mesure de sa mission. « Tu es à un poste clé. Dans le golfe, il y a toujours des kayaks ou des petits bateaux à moteurs auxquels il faut faire attention ». D’autant que « le bateau est lourd, il faut donc bien anticiper les manoeuvres ». Une tonne, c’est le poids du « Fal ben » qui aurait pu, à l’époque, en transporter autant de marchandises.

Au gré du vent, des courants 

L’air de rien, on avance. « Pour s’y fier, regardez l’horizon qui file derrière », invite Nicolas. La navigation est tranquille, bercée par le clapotis de l’eau sur la coque en chêne. Le capitaine en profite pour assurer la visite guidée. À tribord l’Île-aux-Moines. À bâbord, l’île Mouchiouse, dite « des petits mouchoirs ». Derrière, l’île d’Holavre et sa cabane en bois. Au loin les deux Logoden… Si on y découvre le golfe, à bord du « Fal ben », « on apprend aussi le vent, les courants », note Nicolas. Sylvain sent d’ailleurs la pression se relâcher dans la barre. « L’îlot vient masquer le vent. Dès qu’on l’aura passé, on retouchera un peu d’air ». Construit au chantier du Guip de l’Île-aux-Moines il y a 20 ans, le « Fal ben » est reconnu Voilier du patrimoine. Lors de la Semaine du golfe, il faisait même partie de la flottille de travail. Au choix, Nicolas y propose des balades de deux à trois heures ou à la journée avec escale pique-nique sur une île. « D’un jour sur l’autre, on ne va jamais au même endroit ». De cale en cale, comme autrefois.

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